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Cloud & DevOps28 juillet 202612 min de lecture

Coolify vs Dokploy : quel PaaS open source auto-hébergé choisir en 2026 ?

Coolify ou Dokploy pour héberger vos applications sur votre propre serveur ? Comparatif frontal des deux PaaS open source auto-hébergeables (installation, déploiement, bases de données, reverse proxy, multi-serveurs, sauvegardes et licence) pour décider lequel installer sur votre VPS.

Par Thomas Dubreuil

Coolify vs Dokploy : quel PaaS open source auto-hébergé choisir en 2026 ?
Sommaire(12 sections)

Votre facture mensuelle chez un hébergeur managé grimpe, un projet de plus vient d'y atterrir, et vous faites le calcul : sur un an, ce que vous payez pour déployer trois applications et deux bases de données dépasse largement le prix d'un serveur que vous géreriez vous-même. S'ajoute la question du verrouillage, vos déploiements, vos variables d'environnement et vos automatismes vivent chez un fournisseur que vous ne contrôlez pas.

C'est exactement le créneau de Coolify et Dokploy : deux plateformes open source que vous installez sur votre propre serveur pour retrouver l'expérience d'un PaaS (git push, HTTPS automatique, tableau de bord) sans la facture ni la dépendance. Elles font le même métier, mais avec un ADN et des partis pris différents. Ce comparatif les met face à face, point par point, pour que vous sachiez lequel installer sur votre VPS selon votre projet, sans avoir à lire deux documentations en entier.

Le public visé est un développeur, un maker ou un tech lead déjà à l'aise avec Docker, qui veut décider vite. Un avertissement d'emblée : les deux projets évoluent vite (Dokploy a publié une version le jour même de notre recherche). Les numéros de version, les chiffres d'étoiles et les commandes cités ici sont ceux relevés sur la documentation officielle début 2026, revérifiez-les avant une installation réelle, les liens sont rassemblés en fin d'article.

Ce qu'il vous faut avant de commencer

Le point à garder en tête : Coolify comme Dokploy sont gratuits en licence, pas en infrastructure. Dans les deux cas, il vous faut un serveur à vous, VPS ou dédié, avec un accès SSH root ou sudo. L'outil ne remplace pas le serveur, il transforme sa gestion en une expérience de type PaaS. Prévoyez donc :

  • Un serveur sous une distribution Linux courante (Debian, Ubuntu, Rocky, Alpine, Raspberry Pi OS 64 bits) avec au moins 2 Go de RAM, 2 vCPU et 30 Go de disque. Comptez plutôt 4 Go dès que vous hébergez plusieurs projets, c'est un conseil de terrain, pas un minimum officiel.
  • Un accès SSH root ou sudo à ce serveur.
  • Un nom de domaine pointé sur le serveur pour bénéficier du HTTPS automatique via Let's Encrypt.
  • Un dépôt Git (GitHub, GitLab, Gitea) si vous visez le déploiement à chaque push.

Côté connaissances, des notions de base sur Docker (image, volume, port, réseau) suffisent : les deux outils orchestrent des conteneurs, pas des machines virtuelles. Si vous voulez d'abord vous roder aux conteneurs sur votre poste avant de toucher à un serveur distant, un environnement Docker local comme Rancher Desktop est un bon terrain d'entraînement.

Où se placent Coolify et Dokploy dans le paysage de l'hébergement

Pour situer ces deux outils, il faut les poser sur un spectre. Tout en haut, les PaaS managés (Heroku, Vercel, Netlify, Railway) : une expérience de déploiement irréprochable, mais une facture qui grimpe avec l'usage et des données qui vivent chez le fournisseur. À l'opposé, l'IaaS et les services cloud bruts (AWS, GCP, OVH) : puissance et flexibilité maximales, au prix d'une complexité et d'un temps d'exploitation qui pèsent vite pour une petite équipe. Entre les deux, les orchestrateurs comme Kubernetes ou K3s : très puissants, mais avec une courbe d'apprentissage raide et souvent surdimensionnés pour un seul projet.

Coolify et Dokploy occupent le créneau du milieu : l'expérience développeur d'un PaaS (git push, SSL automatique, dashboard) posée sur votre propre serveur, sans la complexité d'un cluster Kubernetes. Coolify se présente comme « your personal alternative to cloud platforms like Vercel, Railway, or Heroku, but without the huge bills or privacy trade-offs », et met en avant plus de 280 services déployables en un clic sur vos propres serveurs. C'est précisément l'idée de reprendre le contrôle de votre hébergement avec Coolify. Dokploy, de son côté, se décrit comme une « Open Source Alternative to Vercel, Netlify and Heroku » tournée vers un objectif simple : simplifier le déploiement des applications et des bases de données.

Un point commun structurant : ni l'un ni l'autre n'est une distribution Kubernetes. Coolify orchestre via Docker, avec Docker Swarm en option pour le multi-serveurs ; Dokploy s'appuie nativement sur Docker Swarm pour le multi-nœuds. Si votre besoin réel est du scaling massif multi-nœuds façon Kubernetes, gardez en tête dès maintenant qu'aucun des deux n'est la bonne réponse : ce sera un autre outil.

Deux philosophies : Coolify le mature, Dokploy le challenger

Le premier écart se lit dans le code. Coolify est écrit à près de 80 % en PHP (framework Laravel, vues Blade), un choix assumé mais qui porte un projet lancé début 2021 et arrivé à une branche v4 stable. Dokploy est écrit à près de 99 % en TypeScript, pour un projet né mi-2024, soit environ trois ans plus jeune.

Cet écart d'âge dessine deux postures. Coolify capitalise sur sa maturité : un catalogue de services très large et un existant éprouvé en production, plutôt qu'une fonctionnalité unique mise en vitrine. Dokploy joue la carte du challenger aligné sur l'écosystème JavaScript et IA : son changelog récent annonce par exemple du débogage assisté par IA, un serveur MCP et une CLI, signe d'un rythme de sortie soutenu. L'un rassure par son ancienneté, l'autre séduit par sa vitesse d'itération.

Installation et prérequis serveur

Les deux s'installent avec une seule commande à lancer en SSH sur le serveur cible. Côté Coolify, un script officiel se charge de tout, y compris de poser Docker Engine (version 24 ou supérieure requise) :

curl -fsSL https://cdn.coollabs.io/coolify/install.sh | sudo bash

Les prérequis documentés sont sobres : 2 cœurs CPU, 2 Go de RAM, 30 Go d'espace libre, en AMD64 ou ARM64. Coolify tourne sur les distributions Debian, Ubuntu, les bases RHEL (CentOS, Fedora, AlmaLinux, Rocky), SUSE, Arch, Alpine et Raspberry Pi OS 64 bits. Attention à deux pièges documentés : le script d'installation rapide n'est officiellement garanti que sur les Ubuntu LTS (20.04, 22.04, 24.04), les versions non-LTS demandant une installation manuelle, et Docker installé via snap n'est pas supporté.

Côté Dokploy, la commande est tout aussi directe et pose Docker automatiquement :

curl -sSL https://dokploy.com/install.sh | sh

Les prérequis affichés sont du même ordre de grandeur : au moins 2 Go de RAM et 30 Go de disque. Trois ports doivent être libres : le 80 (HTTP) et le 443 (HTTPS), tous deux utilisés par Traefik, et le 3000 pour l'interface web de Dokploy, sur laquelle vous arrivez une fois l'installation terminée. Les distributions testées couvrent Ubuntu (de 18.04 à 24.04), Debian 10 à 12, Fedora 40 et CentOS 8 et 9.

Un détail pratique de Dokploy : le script accepte une variable d'environnement pour épingler une version précise, utile pour reproduire une installation à l'identique ou rester sur un canal stable plutôt que sur la dernière release :

export DOKPLOY_VERSION=v0.29.10 && curl -sSL https://dokploy.com/install.sh | sh

Les valeurs acceptées sont canary (canal de développement), latest (dernière stable) ou un tag précis comme dans l'exemple. Résultat attendu des deux côtés : une commande, quelques minutes, et un tableau de bord accessible dans le navigateur pour créer votre premier projet.

Déployer une application : Git, Dockerfile, Compose et buildpacks

C'est le cœur du métier, et les deux outils couvrent l'essentiel des cas. Coolify propose quatre méthodes de build principales : Nixpacks (création d'image Docker automatique avec une configuration minimale), un build pack statique pour les sites et applications sans traitement serveur, le Dockerfile quand vous voulez le contrôle total de l'image, et Docker Compose pour les applications multi-services. Sa documentation référence aussi un pack plus récent, Railpack, dont le statut est à vérifier au moment où vous lisez ces lignes. Pour Compose, Coolify lit votre fichier, y injecte ses propres labels et réseaux, et attribue un domaine par service.

Dokploy couvre un éventail comparable, avec un cran de plus sur les buildpacks : Nixpacks par défaut (avec support des monorepos NX, Turborepo, Moon Repo), Railpack présenté comme le successeur de Nixpacks, le Dockerfile (avec chemin, contexte, stage, build args et secrets), les Heroku et Paketo Buildpacks, et un mode statique servi via une image NGINX. Le déploiement Docker Compose natif est là aussi.

Côté intégration Git, les deux se connectent à GitHub, GitLab, Gitea et Bitbucket, y compris sur des instances self-hosted, et savent déployer depuis un registre Docker. Le principe est le même partout : vous branchez un dépôt, chaque push déclenche un build et un déploiement. Si vous débutez sur ce terrain, notre retour d'expérience sur le déploiement de conteneurs donne le socle mental utile avant de câbler l'un ou l'autre.

Services managés : bases de données et templates en un clic

Provisionner une base de données ne devrait pas demander plus de quelques clics, et c'est le cas des deux côtés. Coolify propose huit moteurs en installation en un clic : PostgreSQL, MySQL, MariaDB, MongoDB, Redis, mais aussi DragonFly, KeyDB et ClickHouse. Nuance importante à connaître avant de compter dessus : les sauvegardes planifiées ne couvrent que quatre de ces moteurs (PostgreSQL via pg_dump, MySQL via mysqldump, MariaDB via mariadb-dump, MongoDB via mongodump). Redis, DragonFly, KeyDB et ClickHouse n'ont pas ce mécanisme de dump documenté.

Interface de Coolify pour ajouter une base de données PostgreSQL via un formulaire de configuration en un clic

Dokploy gère cinq moteurs (MySQL, PostgreSQL, MongoDB, MariaDB, Redis), avec un avantage net sur ce point précis : les cinq sont couverts par son mécanisme de sauvegarde intégré, sans exception. Périmètre plus étroit, mais plus homogène.

Là où l'écart se creuse, c'est sur les catalogues de services prêts à l'emploi, ces stacks Docker Compose préconfigurées qui déploient un CMS, un outil d'analytics ou un tableau de bord de monitoring en quelques secondes. Coolify en annonce plus de 280 services déployables en un clic, chiffre affiché aussi bien sur sa page officielle que dans le README de son dépôt, répartis sur des dizaines de catégories (CMS, analytics, IA, monitoring, outils de dev), un chiffre en croissance continue. Dokploy met en avant son propre catalogue de templates open source, avec des stacks comme Supabase, Cal.com, PocketBase, Ghost, Plausible, Umami, Grafana, Prometheus ou Uptime Kuma. Les deux couvrent les besoins classiques, l'ampleur du catalogue reste l'argument historique de Coolify.

Reverse proxy, SSL automatique et multi-serveurs

Sur le trafic entrant et le HTTPS, les deux convergent vers la même brique : Traefik. Coolify l'utilise comme proxy par défaut, avec Caddy proposé en alternative expérimentale, et gère automatiquement l'obtention et le renouvellement des certificats Let's Encrypt. Dokploy s'appuie lui aussi sur Traefik comme reverse proxy et gestionnaire de certificats TLS automatique, avec un challenge HTTP par défaut et la possibilité de basculer sur un challenge DNS (par exemple Cloudflare) pour les cas avancés comme les certificats wildcard. Dans les deux cas, un domaine pointé sur le serveur suffit pour obtenir du HTTPS sans intervention.

La vraie divergence apparaît quand un serveur ne suffit plus. Coolify permet de déployer vos ressources sur un serveur unique ou sur plusieurs serveurs, et supporte les clusters Docker Swarm (en beta / expérimental). Dokploy fait du clustering Docker Swarm un mécanisme natif et le documente en détail. Son architecture repose sur deux rôles : les nœuds managers, qui gèrent l'état du cluster et planifient les services, et les nœuds workers, qui exécutent les conteneurs selon les règles fixées par le manager.

Diagramme d'architecture Docker Swarm dans Dokploy montrant la répartition des rôles entre un nœud manager et plusieurs nœuds workers

Un point pratique de ce modèle : le nœud manager héberge l'interface Dokploy, l'API et la base PostgreSQL interne de configuration ; les workers n'ont pas besoin de Dokploy installé, seulement de Docker en mode Swarm. L'ajout d'un nœud se fait depuis l'interface, via un bouton Add Node qui affiche la commande de rattachement au manager.

Formulaire d'ajout d'un nœud worker dans l'interface Dokploy affichant la commande de rattachement au cluster Swarm

Une fois les nœuds rattachés, le tableau de bord liste chaque machine du cluster avec son statut, ce qui donne une vue d'ensemble immédiate de l'infrastructure.

Tableau de bord Dokploy listant les nœuds du cluster Docker Swarm avec leur statut et leurs ressources

Les deux savent donc grandir au-delà d'un serveur unique. Dokploy pousse le multi-nœuds Swarm plus loin dans son ergonomie et sa documentation, là où Coolify le propose comme une option parmi d'autres sur une base déjà mature.

Exploitation au quotidien : sauvegardes, monitoring, logs et interface

Un PaaS auto-hébergé se juge aussi sur ce qui se passe après le déploiement. Sur les sauvegardes, les deux envoient vers du stockage compatible S3. Coolify sauvegarde vers un bucket S3 (Amazon S3, MinIO, Backblaze B2, Cloudflare R2, Wasabi documentés), avec planification cron et rétention. Dokploy configure ses sauvegardes par base, avec choix du bucket, planification cron, préfixe de stockage et bouton de test, et une restauration symétrique depuis l'interface.

Sur le monitoring, Coolify embarque un agent léger appelé Sentinel qui suit l'usage CPU et RAM du serveur et des conteneurs, avec une limite documentée à connaître : la collecte de métriques n'est pas disponible pour les déploiements Docker Compose et les templates de services. Les alertes remontent vers Discord, Telegram ou email. Dokploy documente de son côté des valeurs par défaut précises (rafraîchissement serveur et conteneur toutes les 20 secondes, rétention de 2 jours), des seuils d'alerte CPU et mémoire configurables, et un port dédié (4500) à ouvrir pour la remontée des métriques.

Les deux offrent un terminal dans le navigateur pour lancer des commandes sans quitter le dashboard. Coolify propose un terminal temps réel sur le serveur ; Dokploy en propose deux, un pour la machine hôte et un pour l'intérieur d'un conteneur applicatif via Docker exec. La différence la plus nette pour une équipe se joue sur la gestion des accès. Le modèle de Coolify reste simple : un membre est soit Admin, soit Member, sans permissions fines par ressource. Dokploy structure des rôles Owner, Admin et Member par organisation, avec un contrôle d'accès par projet, service et environnement, et une offre Enterprise qui ajoute des rôles personnalisés à permissions détaillées.

Maturité, communauté, versions et licence

Sur GitHub, l'écart de notoriété raconte l'histoire des deux projets. Coolify, lancé début 2021, dépasse les 58 000 étoiles et en est à une branche stable v4 (dernière release v4.1.2). Dokploy, né mi-2024, tourne autour de 35 000 étoiles et reste en numérotation v0.x (dernière release v0.29.10 au moment de la recherche). Deux lectures : Coolify a l'avance et la stabilité d'un projet plus ancien ; Dokploy, trois ans plus jeune, a déjà rassemblé plus de 60 % du nombre d'étoiles de son aîné, avec une cadence de release soutenue.

La licence mérite une lecture attentive, car c'est le point le plus souvent mal résumé. Coolify est publié sous Apache License 2.0 pour l'ensemble du dépôt, en auto-hébergé toutes fonctionnalités comprises. Dokploy adopte un modèle double : l'essentiel du code est également sous Apache 2.0, mais un dossier /proprietary relève d'une licence séparée, la Dokploy Source Available License (DSAL) v1.0, qui impose un accord commercial pour un usage en production de cette partie précise. Le développement et les tests, eux, restent libres même sur ce dossier. À retenir sans caricature : le cœur de Dokploy est open source, et seule une portion délimitée est sous licence source-available. Ni « propriétaire » tout court, ni « Apache 2.0 » tout court, les deux coexistent sur des périmètres différents.

Le verdict : lequel installer selon votre projet

Il n'y a pas de vainqueur absolu, et c'est heureux : les deux font le travail. Le bon choix dépend de ce que vous priorisez.

Choisissez Coolify si vous voulez la valeur sûre : un projet mature, lancé en 2021 et aujourd'hui en v4 stable, le catalogue de services le plus large pour déployer vite un CMS, un outil d'analytics ou de monitoring, et une communauté nombreuse. C'est le choix par défaut pour un serveur unique ou quelques serveurs, quand vous voulez surtout que ça marche sans y penser. La stack PHP et Laravel ne vous concerne vraiment que si vous comptez contribuer au code.

Choisissez Dokploy si le multi-serveurs est central : son clustering Docker Swarm natif est plus abouti dans l'ergonomie et la documentation, sa gestion des accès est plus fine (rôles par organisation, permissions par projet, rôles personnalisés en Enterprise), et sa stack TypeScript parle davantage à une équipe JavaScript qui voudrait mettre les mains dans le code. Le revers à assumer : un projet plus jeune, encore en v0.x, avec la nuance de licence sur le dossier /proprietary à garder en tête pour un usage en production.

Un dernier repère qui vaut pour les deux : si votre besoin réel est du scaling massif, multi-nœuds, avec de l'auto-réparation et de la montée en charge automatique façon Kubernetes, aucun des deux n'est la bonne réponse. Ce sont des PaaS auto-hébergés pour un serveur ou un petit cluster, pas des orchestrateurs de flotte. Poser honnêtement cette question évite de choisir un outil pour un problème qu'il n'a pas vocation à résoudre.

Pour aller plus loin

Pour prolonger la lecture et outiller votre décision :

Sources officielles

Documentation et dépôts officiels, à revérifier avant toute installation car les deux outils évoluent vite :


Thomas Dubreuil

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Pour aller plus loin

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