Encaisser ne devrait pas être un travail à temps partiel
La facture part par mail un lundi. Deux semaines plus tard, toujours rien. L'assistante ouvre le relevé bancaire, cherche un virement au bon montant, ne le trouve pas, et envoie la première relance. Le client répond qu'il a payé, mais sous une référence différente : il faudra trois mails pour rapprocher le virement de la facture.
Ailleurs dans l'entreprise, un abonnement se gère dans un tableur : qui a payé ce mois-ci, qui est en retard, qui a changé de formule. Un échéancier en trois fois se suit sur un coin d'Excel, avec des rappels dans Outlook. Et le lien de paiement bricolé un jour de rush, celui qu'on copie-colle dans les mails, ne dit jamais à la comptabilité ce qui a été encaissé.
Le coût est partout à la fois : de la trésorerie qui dort dans les impayés non détectés, des heures de pointage chaque mois, et un DAF qui découvre les écarts au moment du bilan. L'argent rentre, mais personne ne sait exactement quand, ni pour quoi.

















