Chaque demande interne interrompt un développeur
Un client appelle le support : sa commande est bloquée. La personne du support ne peut rien faire, alors elle poste un message au développeur de garde. Lui interrompt ce qu'il faisait, ouvre un accès à la base de production, écrit une requête à la main, vérifie deux fois avant de l'exécuter. Vingt minutes plus tard, une autre demande arrive : un compte à débloquer, une adresse à corriger.
Entre-temps, l'équipe opérations vit d'exports. Un fichier extrait le lundi matin, retravaillé dans Excel, déjà périmé le mardi. Pour la moindre vérification, il faut redemander un export, ou apprendre à déchiffrer l'admin auto-générée, avec ses tables brutes et ses champs dont personne ne connaît le sens.
Le coût est des deux côtés. Les développeurs perdent leurs journées en interruptions et chaque requête manuelle en production est un risque : une clause oubliée, et c'est toute une table qui est modifiée. Les équipes métier, elles, dépendent d'un goulot d'étranglement pour des gestes qui relèvent de leur travail quotidien.

















