La version anglaise que personne n'ose montrer
Un commercial part sur un salon en Allemagne. Avant de communiquer l'adresse du site à un prospect, il l'ouvre lui-même, tombe sur un titre traduit mot à mot par l'extension installée deux ans plus tôt, et préfère envoyer la plaquette en français. Le site existe dans quatre langues, mais aucune n'est vraiment présentable.
Pendant ce temps, l'assistante commerciale reçoit un tableur de la filiale espagnole avec les tarifs locaux, qu'elle recopie à la main dans les pages produits. Les mentions légales, elles, sont restées françaises sur toutes les versions, avec le numéro d'immatriculation du siège et une durée de rétractation qui ne correspond à rien pour un acheteur italien.
Le plus coûteux reste invisible : un prospect qui cherche votre solution en français depuis Lyon tombe sur votre page anglaise, parce que les moteurs de recherche n'ont jamais su quelle version montrer à qui. Vous payez des campagnes pour ramener du monde sur des pages qui parlent la mauvaise langue.

















